La SELARL n'est pas automatiquement avantageuse pour tous les médecins libéraux. Elle le devient à partir d'un certain seuil de revenus, si votre situation personnelle le justifie, et uniquement si vous la gérez correctement.
La question n'est pas “est-ce que la SELARL est intéressante” mais “à partir de quand”. En dessous d'un certain seuil de bénéfice, les coûts de gestion de la société (comptabilité, juridique, charges de fonctionnement) sont supérieurs aux gains fiscaux. Au-dessus, la SELARL crée un avantage réel.
En règle générale, la SELARL devient pertinente entre 80 000 et 100 000 euros de bénéfice net annuel. En dessous, le BNC optimisé reste souvent plus simple et aussi efficace. Au-dessus de 150 000 euros, l'avantage SELARL est significatif et rarement contesté.
En BNC, tout votre bénéfice est soumis à l'IR et aux cotisations sociales. En SELARL, vous choisissez combien vous vous versez en rémunération et combien reste en dividendes. Les bénéfices non distribués sont taxés à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 euros, puis 25 %) et capitalisés dans la société.
En BNC : simplicité administrative, cotisations URSSAF et CARMF sur l'intégralité du bénéfice, IR sur le bénéfice. Vous êtes transparent fiscalement, tout passe par votre déclaration personnelle.
En SELARL : la société paye l'IS sur ses bénéfices. Vous vous versez une rémunération de gérant soumise aux cotisations sociales et à l'IR. Les dividendes que vous percevez sont soumis au PFU à 30 %. L'arbitrage remuneration/dividendes est le levier principal.
Médecin avec 180 000 euros de bénéfice net. En BNC, environ 70 000 euros de cotisations sociales + IR sur le reste. En SELARL avec 90 000 euros de rémunération et 90 000 euros laissés en société : cotisations calculées sur 90 000 euros seulement, IS sur les 90 000 restants à 15 ou 25 %. L'économie annuelle peut dépasser 15 000 euros selon la situation.
1. Audit de la situation actuelle. Bénéfice net, TMI, objectifs personnels (retraite, patrimoine, transmission). Le passage en SELARL doit être justifié par le calcul, pas par une mode ou une rumeur entre confrères.
2. Constitution de la SELARL. Rédaction des statuts, apport du droit de présentation ou rachat du fonds libéral, enregistrement à l'Ordre des médecins. Cette étape nécessite un avocat spécialisé et votre expert-comptable.
3. Définir la stratégie rémunération/dividendes. Quel niveau de rémunération maintient vos droits CARMF ? Quel arbitrage optimise la fiscalité globale ? C'est ici que le CGP intervient pour coordonner avec la stratégie patrimoniale.
4. Mise en place et suivi annuel. La SELARL n'est pas un montage qu'on fait une fois pour toutes. L'arbitrage se réévalue chaque année en fonction de vos revenus, de votre TMI et de vos objectifs.
Passer en SELARL pour réduire les cotisations sociales en se versant une rémunération très faible. Une rémunération trop basse réduit l'assiette de calcul de la retraite CARMF. Vous économisez aujourd'hui et perdez demain. L'équilibre optimal existe, mais il se calcule individuellement.
La SELARL est pertinente si vous cochez la plupart de ces cases : bénéfice supérieur à 100 000 euros, TMI à 41 ou 45 %, souhait de capitaliser dans la société, projet immobilier professionnel, perspective de transmission à terme. Si vous êtes en dessous de ces seuils ou que votre objectif est la simplicité, un BNC bien optimisé reste une solution viable. Voir l'optimisation fiscale BNC →
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